" Comme il faut bien passer le temps et s'empêcher de penser, je m'occupe. Le plus futilement possible. La superficialité est l'unique panacée à ma déprime latente. Et je la brandis au dessus de ma tête pour chasser mes idées opaques, j'en fais un art de vivre. J'ai vingt et un an et je suis têtue. Je suis une fille branchée qui aime faire la fête. Je traine ma carcasse amorphe d'un lieu à un autre, [...] .
Quand je fais mes mondanités, les haut-le-coeur de mon esprit me font vasciller sur mes jambes. Et je ne peux pas m'en passer. Arreter de sortir ... c'est comme arreter de fumer.
A 16 ans je suis rentrée dans une boite et je n'en suis jamais ressortie. J'ai été happée dans l'engrenage infernal de la Nuit.
Sans rémission possible.
Je suis une toxicomane de l'exces. Camée à la house et au clinquant.
Mondaine forcenée. Malsaine désespérée. Alcoolique ?
Je suis entrainée chaque soir vers mon vice, comme un ivrogne vers sa bouteille, comme un joueur qui va taper le carton.
J'ai noyé mes illusions dans des flots de champagne, je les ai inhumé sous des montagnes d' exces, [...]
Le revers de la médaille du rêve ... les coulisses de la fête. Je crache à la gueule de ce monde mais il me possède entierement. Et c'est la seule façon .. Je n'arreterai pas de sortir. [...] "
L'humanité souffre. Et je souffre avec elle..